Le serveur est détruit. L’entreprise, non.
Incendie, dégât des eaux, vol, rançongiciel, carte mère grillée : ce qui rapproche ces événements n’est pas leur cause, c’est qu’ils vous privent de vos serveurs du jour au lendemain. Une sauvegarde répond à la question « ai-je encore mes données ? ». Un plan de reprise répond à celle qui coûte vraiment cher : « quand est-ce que mes équipes retravaillent ? »
Une sauvegarde n’est pas un plan de reprise
Beaucoup d’entreprises découvrent la différence le mauvais jour. Les sauvegardes existaient, elles étaient même bonnes — mais entre commander un serveur, le réinstaller et y rapatrier plusieurs téraoctets, il se passe des jours, pas des heures.
La sauvegarde
Elle répond à : ai-je encore mes données ? C’est nécessaire, et c’est là que s’arrêtent la plupart des contrats. Une sauvegarde parfaite n’empêche pas un long arrêt.
La reprise
Elle répond à : dans combien de temps je retravaille ? Cela suppose qu’une copie démarrable de vos serveurs soit prête à tourner ailleurs, tout de suite, sans attendre de matériel.
L’écart
Il se chiffre en journées de chiffre d’affaires, en commandes non saisies et en salaires versés à des gens qui attendent. Le simulateur ci-dessous en donne l’ordre de grandeur pour votre effectif.
Ce qui se passe réellement, dans l’ordre
- Le serveur tombe. L’appliance Datto installée dans vos locaux détient déjà une copie complète et démarrable de ce serveur — pas une archive à reconstituer, une image qui démarre.
- On démarre cette copie sur place. Le serveur repart en machine virtuelle sur l’appliance elle-même. Vos utilisateurs retravaillent pendant que le matériel d’origine est réparé ou remplacé. Rien ne transite par Internet : tout se passe dans votre réseau local.
- Si les locaux sont inaccessibles — incendie, inondation, coupure longue — la même copie est démarrée dans le cloud Datto, et vos équipes y accèdent à distance, de chez elles ou d’un site de repli.
- Retour à la normale. Quand le matériel de remplacement est prêt, les données produites pendant l’incident sont recopiées vers le nouveau serveur. Le travail fait en mode dégradé n’est pas perdu.
Nous ne publions pas de délai de reprise standard, parce qu’il n’en existe pas : il dépend du volume de vos données et de la criticité de chaque serveur. Il est fixé avec vous, écrit dans le contrat, et testé.
Ce qui rend une restauration crédible
Quatre mécanismes de Datto BCDR, et ce qu’ils changent le jour où vous en avez besoin.
Chaque sauvegarde démarre
Chaque instantané est un point de restauration complet et amorçable, et non le dernier maillon d’une chaîne d’incrémentaux à reconstruire. C’est ce qui permet de démarrer tout de suite — et c’est aussi ce qui casse le moins souvent.
La restauration est testée
Le système démarre périodiquement vos sauvegardes dans le vide et prend une capture de l’écran obtenu. On ne vous dit pas que la sauvegarde est bonne : on vous montre l’écran de connexion.
Le rançongiciel est cherché
Les sauvegardes sont analysées à la recherche de signes de chiffrement malveillant. L’intérêt n’est pas d’empêcher l’attaque, c’est de savoir à quelle date remonter pour retrouver un point sain.
Du fichier à la machine
Un utilisateur a écrasé un dossier ? On restaure le dossier. Un serveur est mort ? On restaure le serveur entier, sur le même matériel ou sur un autre. Le même dispositif couvre les deux.
Où sont vos données
Vos sauvegardes quittent vos locaux chiffrées et sont répliquées dans un centre de données situé en Allemagne, donc dans l’Union européenne. Un exemplaire reste chez vous, sur l’appliance : c’est lui qui permet de redémarrer vite, la copie distante couvrant la perte des locaux.
C’est la première question d’un assureur cyber et d’un auditeur. Nous préférons y répondre ici plutôt que sur demande.
Une précision honnête : Datto est un éditeur américain, même si l’hébergement que nous utilisons est européen. Si votre secteur ou votre marché impose un hébergement souverain français, dites-le dès le premier échange : nous traitons ce cas avec une autre architecture, et nous vous le dirons franchement si nous ne sommes pas le bon prestataire pour cette contrainte-là. Pour les données de santé, nous travaillons aussi avec Acronis : son datacenter de Strasbourg est certifié HDS (hébergeur de données de santé).
- Une copie locale, sur l’appliance, pour redémarrer sans réseau
- Une copie distante en Allemagne, pour survivre à la perte du site
- Chiffrement des données en transit et au repos
- Rétention définie avec vous, selon vos obligations de conservation
- Sauvegardes supervisées comme le reste du parc : une sauvegarde qui ne s’exécute plus remonte en alerte, comme n’importe quel incident
Deux questions, et votre PRA s’écrit tout seul
Combien de temps pouvez-vous rester arrêté ?
C’est votre RTO. Une heure pour un cabinet qui prend des rendez-vous en continu, une demi-journée pour un bureau d’études : il n’y a pas de bonne réponse universelle, seulement la vôtre.
Combien de travail pouvez-vous perdre ?
C’est votre RPO. Si la dernière sauvegarde date de la nuit, un sinistre à 17 h vous coûte une journée de saisie. C’est ce paramètre qui détermine la fréquence des instantanés.
Ces deux réponses déterminent l’architecture et le budget. Nous les posons au premier rendez-vous, avant de parler matériel — et nous les écrivons dans le contrat, parce qu’un engagement de reprise qui n’est nulle part n’engage personne.
Si ça arrivait demain matin, vous redémarrez quand ?
La supervision évite la plupart des pannes. Pas toutes. Trois questions pour voir ce qu’il vous faudrait franchir, et ce que l’attente vous coûterait.
1. Qu’est-ce qui vous arrive ?
2. Comment sauvegardez-vous aujourd’hui ?
3. Qui est immobilisé pendant ce temps ?
Ce qu’il faudrait franchir, dans l’ordre
Ces durées sont des ordres de grandeur usuels pour ce type de sinistre, pas un engagement : le délai réel dépend de votre volume de données, du nombre de serveurs et de la criticité de chacun. Nous le chiffrons après un relevé sur site, et nous l’écrivons dans le contrat.
Savez-vous combien de temps vous tiendriez ?
Nous relevons votre existant, identifions ce qui vous arrêterait réellement, et chiffrons. Le relevé est gratuit et sans engagement.